Le Chamois rupicapra rupicapra « IL EST VRAI QUE LE CHAMOIS SAIT BIEN DISTINGUER L’HOMME INOFFENSIF, LE BERGER OU LE BÛCHERON SANS MAUVAISES INTENTIONS. SANS DOUTE L’ANIMAL, QUI SENT PAR CONTACT PLUS DIRECT QUE NOUS, QUI ANALYSE MOINS ET NE « RAISONNE » PAS, EST-IL BIEN PLUS SENSIBLE AUX ALLURES. UN VIEUX BOUC EST VENU SE COUCHER À UNE QUINZAINE DE MÈTRES DE MA FEMME OCCUPÉE À PEINDRE UN PAYSAGE, ET LA VOYAIT FORT BIEN. C’EST UNE CHANCE QUI NE M’ÉCHOIRAIT PAS, SANS DOUTE À CAUSE DE MON AIR INQUISITEUR, DE MON ALLURE OBLIQUE ET DE MON OEIL AVIDE. J’Y SUIS VENU UN JOUR MAIS LE CHAMOIS EST PARTI. » Robert Hainard (1906-1999) Carte d'identité du Chamois (rupicapra rupicapra) Classification: mammifère herbivore de la famille des bovidés. Le mâle s'appelle le bouc, la femelle est la chèvre et le jeune le chevreau. Habitat: montagnard, le chamois se plait également dans les forêts de l’arc jurassien, qu'il a progressivement recolonisé après avoir été exterminé par une chasse intensive. Il aime rester à proximité d'une paroi escarpée où il pourra trouver refuge en cas de danger imminent. Dimensions: tête + corps: 120-135cm (mâle) et 110-125cm (femelle); hauteur au garrot: 85-90cm (mâle) et 70-80cm (femelle); queue: 11-14cm. Poids: 35-50kg (mâle) et 28-45kg (femelle). Reproduction: Le rut du chamois survient vers la fin novembre. Les boucs d'ordinaire placides se mesurent dans de folles courses-poursuites à travers les champs pentus ou les pierriers tous poils hérissés. Le mâle dominant tient ainsi à l'écart ses rivaux et s'assure de pouvoir féconder les femelles du troupeau. Après une période de gestation de 23 semaines, les naissances s'étalent entre début mai et mi-juin. En règle général, la femelle ne met bas qu'un seul petit qui pèsera guère plus de 2kg à la naissance. Ce dernier se tient debout après 15-20 minutes seulement. Mode de vie du Chamois (rupicapra rupicapra) Le chamois est un animal sociable qui vit harmonieusement en petite communauté. Durant l'été, les hardes sont composées de femelles d'âges différents et des jeunes alors que les mâles se tiennent à l'écart. En hiver, on observe un regroupement avec des harde pouvant parfois compter une cinquantaine d'individus. Le chamois se plait dans les forêts pentues entrecoupées de barres rocheuses qui lui offrent des zones de replis. Il se nourri de plantes herbacées, des parties tendres de certains ligneux et de bourgeons au printemps. Au coeur de l'hiver, il se contente souvent d'épines de sapin et de lichen. L'extrême vigilance du chamois est servie par un odorat surdéveloppé qui lui permet de déceler une présence humaine à plus de 500 mètres en cas de vent favorable. Il est très sensible aux bruits de son environnement et prendra la poudre d'escampette au moindre signe d'alerte émis par un geai ou une marmotte... Observer et photographier le Chamois (rupicapra rupicapra) OBSERVER: Doté d'un odorat hors paire, le chamois aura vite fait de vous repérer en cas d'approche le vent dans le dos. La tolérance du chamois face à l'observateur semble extrêmement variable. Un camouflage efficace qui "casse" la forme humaine est un pré-requis essentiel pour espérer l'approcher. PHOTOGRAPHIER: Un téléobjectif de moyenne à longue portée est utile pour espérer réaliser des images de chamois. Une housse anti-bruit et un minimum de camouflage sont également requis pour tromper sa vigilance. PROTEGER: Le chamois fait partie des trophées appréciés par les chasseur une fois l'automne venu. Ces derniers sont les principaux prédateurs du chamois dans nos contrées. Moins sujet aux accidents de circulation que le chevreuil, le chamois souffre également des dérangements hivernaux en période de disette et de haute neige. Les boucs qui s'épuisent lors du rut sont particulièrement vulnérables aux dérangements hivernaux.
 
 
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